Nos interventions en milieu scolaire

De la primaire au lycée, nous abordons les questions qui se posent à l'adolescence.

Demander une intervention

Internet, réseaux sociaux et fake news

Smartphones omniprésents, réseaux sociaux, intelligence artificielle, quête de visibilité, influence des tendances… À travers trois scènes du quotidien, cette séquence de théâtre forum explore les impacts du numérique sur les relations humaines, l’accès à l’information et la construction de soi.

Dans une famille, les écrans remplacent peu à peu les échanges. Au collège, des adolescents naviguent entre fake news et intelligence artificielle sans toujours savoir distinguer le vrai du faux. Entre amis enfin, les réseaux sociaux deviennent le terrain de défis dangereux où l’image et la popularité prennent le dessus sur la prudence.

Ces scènes interrogent nos usages numériques contemporains : comment rester connecté aux autres sans se déconnecter du réel ? Comment développer l’esprit critique dans un monde saturé d’informations ? Et comment protéger les plus jeunes face aux dérives possibles des réseaux sociaux ?

Scène 1 :

Dans une famille où chacun est absorbé par son smartphone, Valérie tente désespérément de recréer du lien avec son mari Marco et leur fille Sasha. Entre réseaux sociaux, vidéos, séries en streaming et échanges virtuels, les conversations deviennent superficielles et les moments partagés disparaissent peu à peu. Malgré ses efforts pour proposer des activités familiales, Valérie se heurte à l’indifférence générale jusqu’à finir par quitter le domicile, épuisée et isolée. La scène met en lumière la technoférence, c’est-à-dire l’omniprésence des écrans dans les relations familiales et ses conséquences sur la communication, l’attention et les liens affectifs.

Scène 2 :

À la sortie du collège, Amèle et Nicolas échangent des informations trouvées sur TikTok et WhatsApp, mêlant théories complotistes, fausses informations et rumeurs absurdes. Le lendemain, réalisant qu’ils ont cru à tort que leur collège allait fermer, ils cherchent une solution rapide pour terminer un devoir non fait grâce à ChatGPT. Face à eux, Louise doute de la fiabilité des réponses générées par l’intelligence artificielle, mais se retrouve finalement déstabilisée à son tour. La scène interroge la place des réseaux sociaux et de l’IA dans l’accès à l’information, le rapport à l’esprit critique et les nouvelles formes de dépendance numérique chez les adolescents.

Scène 3 :

Avant une sortie entre amis, Emma et Angélina discutent apparence, réseaux sociaux, tendances et validation amoureuse. Influencés par les défis TikTok et les injonctions liées à l’image de soi, les adolescents cherchent à se mettre en scène pour plaire ou gagner en visibilité. Lorsque Ethan décide de réaliser le dangereux défi du « rêve indien » devant les filles, la situation bascule rapidement dans le drame. La scène met en lumière les risques liés aux défis viraux, la pression des réseaux sociaux et les dangers d’une recherche permanente de reconnaissance en ligne.

découvrir

Addictions

À travers trois scènes distinctes mais complémentaires, cette série de saynètes met en lumière les tensions, les malentendus et les réalités parfois brutales vécues par les adolescents et leur entourage. Chacune explore une facette des relations familiales, amicales ou sociales, dans un contexte où les questions de communication, de consommation de substances et de recherche d’identité sont centrales.

Le théâtre forum, par son format interactif et engagé, invite à observer sans juger, à réfléchir collectivement et à ouvrir le dialogue autour de situations inspirées du quotidien. Les personnages sont jeunes, mais leurs paroles et leurs choix résonnent bien au-delà de leur âge. Ils posent frontalement la question : comment on se parle… vraiment ?

Scène 1 :

Une mère et sa fille adolescente, Mélie, s’affrontent dans une dispute tendue où s’expriment incompréhension, colère et frustration. La conversation tourne autour de l’argent, des fréquentations de la jeune fille, et de sa consommation de CBD, révélant un fossé générationnel et un manque de dialogue constructif. Sam, le grand frère, tente d’apaiser la situation mais se retrouve lui-même mis en cause. La scène met en lumière les difficultés de communication au sein de la famille et ouvre la réflexion sur les usages de substances, les représentations parentales et la quête d’autonomie des adolescents.

Scène 2 :

Trois étudiants de 18 ans se retrouvent chez Lucas pour réviser, mais la discussion dérive rapidement vers les habitudes de consommation et les choix de vie. Sofia évoque la perte de son père due au tabac et critique le comportement de son ex-petit ami centré sur le CBD. Camille, quant à elle, arrive en état d’ébriété, déterminée à faire la fête, revendiquant une liberté qu’elle associe à l’alcool et à la désinhibition. Un débat s’engage alors entre les personnages autour des notions de liberté, d’addiction et d’image sociale, révélant des visions divergentes de ce que signifie être « cool ».

Scène 3 :

Trois lycéens de 16 ans sont confrontés aux ravages de l’addiction. Mahé, en état de manque, cherche désespérément à se procurer de la drogue auprès d’une camarade absente, et tente sans succès d’emprunter de l’argent à Gaïa. Leur confrontation met à nu la détresse psychologique de Mahé,l’impuissance de ses proches et la rupture progressive de ses liens sociaux. L’arrivée de Thaïs souligne la gravité de la situation : leurs amis réalisent qu’ils sont dépassés et que Mahé s’est déjà enfoncé trop loin. La scène met en lumière les conséquences humaines et relationnelles de la dépendance

découvrir

Égalité Filles / garçons

Dès le plus jeune âge, les enfants et adolescents intègrent, souvent sans s’en rendre compte, des normes et des représentations liées au genre. Ces trois scènes de théâtre forum explorent avec sensibilité et humour les inégalités persistantes entre filles et garçons, à travers des situations du quotidien.

Qu’il s’agisse de Nadia et Quentin, qui rêvent d’un monde où chacun peut être ce qu’il veut (Princesse et Présidente !), de Léa qui se heurte aux résistances familiales en exprimant son envie de devenir commissaire de police (Pas un métier de fille !), ou de Lila, sommée de changer d’apparence pour « ressembler à une fille » (Pour être belle, il faut…), toutes ces histoires racontent le même besoin : pouvoir choisir librement qui l’on est et ce que l’on devient.

Ces scènes sont autant d’occasions de réflexion collective sur l’éducation, les rôles imposés, et les chemins d’émancipation.

Texte 1 :

Dans un échange vif et complice, Nadia, 11 ans, passionnée de rugby, et Quentin, son camarade qui aime la couture, partagent leurs rêves et dénoncent les stéréotypes de genre auxquels ils sont confrontés. Ensemble, ils s’imaginent changer le monde : elle, en devenant présidente de la Fédération Internationale de Rugby, lui, en revendiquant le droit de coudre sans honte. Leur enthousiasme est d’abord incompris par Aurore, la sœur aînée de Quentin, mais Nadia affirme avec force un message simple : chacun devrait pouvoir être ce qu’il a envie d’être. La scène aborde avec légèreté et clarté la question de l’égalité filles-garçons et la liberté d’être soi dès le plus jeune âge.

Texte 2 :

Léa, 13 ans, confie à Sonia, son accompagnatrice scolaire, son rêve de devenir commissaire de police. Face à cette ambition, elle rencontre d’abord des réactions sceptiques de Sonia, puis une hostilité marquée de son père, qui rejette cette idée au nom des stéréotypes de genre, des réalités sociales et de ses propres limites éducatives. Le dialogue tourne à la confrontation, révélant les tensions intergénérationnelles autour des choix d’orientation, le poids des héritages familiaux, et la difficulté d’encourager une jeune fille à sortir du cadre attendu. La scène questionne profondément l’égalité des chances, les attentes sociales genrées et la liberté de rêver sa place dans la société.

Texte 3 :

Deux adolescentes de 14 ans, Chloée et Lila, discutent de leur quotidien, de leurs goûts et des regards qu’elles subissent au collège. Chloée pousse Lila à changer d’apparence pour plaire, lui rapportant moqueries et conseils supposés pour être « plus féminine ». Lila, d’abord déstabilisée, tente de défendre ses choix. L’arrivée du frère de Chloée révèle à son tour des propos sexistes et dévalorisants sur les filles et leurs capacités. La scène aborde les injonctions à la beauté, la pression à la conformité genrée, et le poids du regard des autres sur la construction de soi à l’adolescence.

découvrir

Le genre des métiers

À travers trois situations tirées du quotidien, cette série de scènes interroge la place des femmes et des hommes dans le monde du travail, et les stéréotypes qui freinent encore aujourd’hui les choix d’orientation ou les parcours professionnels.

Qu’il s’agisse d’une coiffeuse qui doute de sa légitimité à changer de voie, d’un collégien qui se heurte à des préjugés pour avoir choisi un métier d’aide à la personne, ou d’une candidate chauffeu(se) recalée à cause de son genre, chaque scène révèle comment les idées reçues peuvent limiter les aspirations, perpétuer les inégalités et entraver la liberté de chacun·e.

Ces témoignages fictifs, inspirés de réalités bien concrètes, ouvrent un espace de réflexion et de débat autour de l’égalité professionnelle et de la lutte contre les discriminations liées au genre.

Texte 1 :

Dans un salon de coiffure de village, Géraldine évoque avec sa patronne et un client conseiller bancaire son ancien rêve de travailler dans la banque. Encouragée par ses interlocuteurs, elle exprime pourtant de nombreux doutes sur ses compétences, son âge, son origine sociale et sa légitimité dans un univers qu’elle perçoit comme masculin et élitiste. Malgré ses qualités reconnues – sens du contact, expérience en comptabilité, motivation – elle se limite elle-même par un manque de confiance et des représentations intériorisées. La scène questionne les stéréotypes liés aux métiers et à la reconversion, en particulier pour les femmes issues de milieux populaires.

Texte 2 :

Naël, collégien en classe de troisième, remplit avec enthousiasme ses vœux d’orientation, en exprimant le souhait de suivre un CAP d’aide à la personne. Son choix suscite l’incompréhension de sa meilleure amie, puis la vive opposition de sa mère, qui juge ce métier peu valorisant, inadapté pour un garçon et socialement stigmatisant. Malgré les arguments de Naël sur l’utilité et la dignité de la profession, les stéréotypes de genre prennent le dessus. La scène met en lumière les freins que peuvent rencontrer les jeunes garçons lorsqu’ils s’orientent vers des métiers traditionnellement perçus comme« féminins ».

Texte 3 :

Sasha, récemment diplômée et passionnée par la conduite poids lourd, se présente à un entretien d’embauche dans une entreprise de transport. D’abord accueillie avec réserve, elle fait face à des remarques sexistes déguisées en préoccupations logistiques ou sécuritaires. Lorsque le patron découvre qu’elle est une femme, il rejette sa candidature sans ménagement, arguant de stéréotypes liés à la féminité, à la maternité et à l’incapacité supposée des femmes à exercer ce métier. La scène dénonce les discriminations de genre dans les secteurs traditionnellement masculins, malgré les compétences et la motivation des candidates.

découvrir

Mal-être chez les jeunes

Derrière les silences, les écrans, les colères ou les absences, beaucoup de jeunes traversent des situations de mal-être profond qu’ils peinent à exprimer. Cette trilogie de scènes explore trois formes de vulnérabilité souvent invisibles mais bien réelles : les violences intrafamiliales, les risques liés aux relations virtuelles, et l’addiction.

Qu’il s’agisse de Lola, victime de violence dans son propre foyer, de Mahé, adolescente manipulée par un inconnu rencontré en ligne, ou d’un autre Mahé, adolescent en pleine détresse psychique et physique, chaque scène met en lumière la complexité de ces parcours, les signaux d’alerte, et l’importance d’oser parler.

Ces récits n’apportent pas de réponses toutes faites.Ils visent à ouvrir des espaces de dialogue, de soutien et de prévention, pour que personne ne reste seul face à la souffrance.

Texte 1 :

Mahé, 14 ans, confie à sa cousine Louise qu’elle a un rendez-vous avec un garçon rencontré en ligne, « Matthieu ». Rapidement, les signaux d’alerte apparaissent : absence de profil vérifiable, contacts nocturnes, pression affective, demandes ambiguës. Louise tente d’alerter Mahé sur les risques, tandis que celle-ci oscille entre excitation amoureuse et malaise croissant. En parallèle, une version de la scène rejouée avec un garçon montre que les situations de manipulation et de danger sur les réseaux ne concernent pas uniquement les filles. La scène aborde le mal-être adolescent à travers les fragilités relationnelles, la quête d’amour, et les risques liés aux rencontres virtuelles.

Texte 2 :

Mahé, 16 ans, en état de manque, cherche désespérément de l’argent auprès de ses camarades pour se procurer sa dose. Il alterne agressivité, détresse et propos incohérents, révélant une addiction profonde et ancienne. Gaïa tente de l’aider, mais face à la violence de ses paroles et de ses actes, elle se résigne à couper le lien. Thaïs, témoin bouleversée, exprime son impuissance. La scène met en lumière les ravages de l’addiction chez les jeunes : isolement, perte de contrôle, rupture des relations, sentiment d’abandon. Elle interroge aussi la limite entre aide, protection et nécessité de se préserver.

Texte 3 :

Un soir, dans une ambiance tendue, Lola, 15 ans, rentre du lycée et entre en conflit avec sa mère autour d’une demande banale. La situation dégénère rapidement lorsque son père, alcoolisé et autoritaire,intervient. Ses propos deviennent insultants, puis violents, envers Lola et sa mère, qu’il finit par bousculer et menacer physiquement. La scène expose avec une grande intensité la spirale de la violence familiale : tensions verbales,dénigrement, violences physiques, peur et isolement. Elle invite à briser le silence et à repérer les signes de maltraitance au sein du foyer.

découvrir

Précarité menstruelle

Souvent ignorée ou minimisée, la précarité menstruelle touche des adolescentes comme des femmes adultes, en milieu scolaire, familial ou professionnel. À travers ces trois scènes, le théâtre forum met en lumière des réalités variées mais liées par un même constat : les règles restent un sujet tabou, chargé de stigmatisation et d’inégalités.

On y découvre une lycéenne contrainte de rentrer chez elle faute de protection hygiénique, une adolescente submergée par l’intrusion familiale lors de ses premières règles, et une professionnelle confrontée à l’incompréhension face à une pathologie menstruelle invalidante.

Chaque scène appelle à lever le silence, à améliorer l’accès aux protections, à reconnaître la douleur menstruelle et à considérer la santé menstruelle comme un enjeu de dignité, d’égalité et de santé publique.

Texte 1 :

Dans la cour d’un lycée, Ludivine, une élève en difficulté financière, se retrouve sans protection menstruelle et contrainte de rentrer chez elle. Elle révèle à ses camarades qu’elle ne peut pas s’en procurer faute de moyens, et qu’elle se débrouille avec du papier toilette, ce qui comporte des risques pour sa santé. La gêne, l’incompréhension et les jugements sexistes de son entourage soulignent le tabou qui entoure les règles. La scène met en lumière la précarité menstruelle chez les adolescentes, entre isolement, manque d’accès aux protections et absence de sensibilisation.

Texte 2 :

Dans un cadre familial, Pauline, 13 ans, vit l’arrivée de ses premières règles. Ses parents réagissent de manière envahissante : sa mère manifeste une joie excessive et projette une célébration, tandis que son père, gêné et surprotecteur, minimise l’événement et annule son activité sportive sans concertation. Malgré leur bonne volonté, leurs réactions maladroites mettent Pauline mal à l’aise. La scène met en lumière les injonctions culturelles autour de la menstruation, le manque d’écoute des besoins réels des adolescentes, et la difficulté pour les familles à aborder ce sujet avec tact et respect.

Texte 3 :

Sonia, cheffe des ventes dans une entreprise, propose à sa supérieure un aménagement de son poste en 80 % en raison de douleurs liées à l’endométriose. Elle se heurte à l’incompréhension et aux jugements de sa directrice, qui minimise sa maladie et questionne sa fiabilité. Un collègue en profite pour la discréditer et proposer de prendre sa place. La scène met en lumière les difficultés rencontrées par les femmes atteintes de pathologies gynécologiques au travail : méconnaissance des maladies invisibles, absence d’adaptation, pression de performance et sexisme latent.

découvrir

Laïcité

Souvent invoquée, parfois mal comprise, la laïcité fait l’objet de débats passionnés, surtout lorsqu’elle entre en tension avec les libertés individuelles. À travers trois scènes du quotidien, cette séquence théâtrale met en lumière les différentes interprétations et applications de ce principe républicain.

Qu’il s’agisse d’une assesseure mise en cause pour son voile dans un bureau de vote, d’une lycéenne sommée de retirer un maillot jugé à tort religieux, ou d’un désaccord sur la place d’une crèche de Noël en mairie, chaque situation soulève des questions sur les frontières entre neutralité, croyance, espace public et respect de l’autre.

Ces scènes invitent à distinguer la laïcité juridique de ses usages idéologiques, et à réfléchir ensemble aux conditions d’un vivre-ensemble respectueux et éclairé.

Texte 1 :

Dans un bureau de vote, Sarah, assesseure bénévole portant un voile, se heurte à l’opposition d’un couple de votants qui contestent sa tenue au nom de la laïcité. Malgré les explications juridiques de Sarah sur son statut de citoyenne non soumise au devoir de neutralité, le couple insiste pour qu’elle retire son voile, invoquant une conception rigide et erronée de la laïcité. Face à la pression, Sarah finit par céder. La scène interroge les tensions autour des signes religieux dans l’espace public, les confusions fréquentes autour du principe de laïcité, et les rapports de pouvoir implicites entre citoyenneté, liberté individuelle et respect des institutions.

Texte 2 :

Dans un lycée, lors d’un entraînement de football féminin, Meryem porte un maillot orné du drapeau turc que lui a offert son père. L’entraîneur lui demande de se changer, estimant qu’il s’agit d’un signe religieux interdit par les règles de laïcité en milieu scolaire. Meryem, choquée et déçue, refuse de participer au match. Une autre joueuse soulève alors une incohérence : elle porte une croix sur son maillot sans que cela ne suscite de réaction. La scène soulève les tensions autour de l’interprétation de la laïcité à l’école, les biais dans son application, et les difficultés d’un traitement égalitaire entre les croyances.

Texte 3 :

Sur la place d’un village, une discussion s’engage entre Sandrine, une jeune mère non croyante, Vincent, un paroissien engagé, et la maire. Vincent questionne Sandrine sur son absence à la messe et évoque le baptême de son enfant, qu’elle refuse au nom de la liberté de conscience. Lorsque la maire propose d’installer une crèche de Noël à la mairie, un débat s’installe sur la légitimité d’un symbole religieux dans un espace public. La scène met en lumière les tensions entre tradition, appartenance religieuse et respect de la laïcité dans la sphère municipale, ainsi que les choix éducatifs liés à la neutralité spirituelle.

découvrir

La santé des femmes

Cette série de scènes explore des situations du quotidien où la santé des femmes est au cœur des échanges, souvent entourée de gêne, de silence ou de fausses croyances.

Qu’il s’agisse d’une mère démunie face aux questions de sa fille sur la puberté, d’une femme minimisant des douleurs potentiellement graves ou encore d’une jeune femme prise au piège d’un rapport non protégé, chaque situation révèle les difficultés à parler de sexualité, de règles, de corps ou de consentement.

À travers ces échanges parfois drôles, parfois poignants, le théâtre forum ouvre un espace pour interroger les normes, les tabous, et les inégalités qui pèsent encore sur la santé des femmes. Une invitation à mieux écouter, à mieux comprendre, et surtout à mieux en parler.

Texte 1 :

Une mère se retrouve confrontée aux questions de sa fille de 9 ans, Lila, curieuse de comprendre les différences anatomiques entre filles et garçons, puis les premières notions de sexualité et de menstruation. Gênée et peu préparée, la mère donne des explications maladroites, souvent vagues ou imprécises. L'arrivée du grand frère, Sam, avec ses remarques approximatives et alarmistes, renforce l’angoisse de Lila face à l'idée de grandir. La scène met en évidence le tabou qui entoure encore les questions liées à la santé intime des filles et des femmes, ainsi que le besoin d'une éducation sexuelle claire, rassurante et adaptée à l’âge des enfants.

Texte 2 :

Lors d’un atelier de bricolage dédié aux femmes, Sylvie,visiblement en souffrance, minimise ses douleurs menstruelles, qu’elle considère comme normales et honteuses. Bertrand, l’animateur, et Corinne, une autre participante, tentent de la convaincre de consulter un professionnel de santé. Sylvie refuse catégoriquement tout examen gynécologique, en partie par pudeur, en partie par méconnaissance de sa santé intime. La scène met en lumière le tabou persistant autour des douleurs gynécologiques, le manque d’accès aux soins spécialisés, ainsi que le besoin de sensibilisation aux pathologies comme l’endométriose, souvent ignorées ou banalisées.

Texte 3 :

Lors d’un déménagement, trois amis discutent d’un rendez-vous amoureux récent de Ludivine. Elle confie avoir eu un rapport sexuel non protégé, sous pression implicite, sans avoir osé exprimer son désaccord. Ses ami·e·s réagissent différemment : Laurent banalise la situation tandis qu’Alexandra s’inquiète des risques liés aux IST et au manque de consentement éclairé. Ludivine exprime des regrets mais minimise sa propre responsabilité. La scène met en lumière la pression sociale autour de la sexualité, le tabou de la contraception et l’importance d’un consentement libre et informé dans la santé sexuelle des femmes.

découvrir

Discriminations

Texte 1 :

Devant une boîte de nuit, Camille s’apprête à fêter ses 18ans grâce à une surprise organisée par son amie Coralie : une soirée avec tous leurs proches. Mais l’accès à l’établissement leur est refusé, sans justification claire, par un videur qui laisse pourtant entrer d’autres clients. Au fil des échanges, le rejet se révèle discriminatoire, fondé sur une présomption d’orientation sexuelle. Malgré leurs tentatives d’explication et de dialogue, les deux jeunes femmes se heurtent à des propos ouvertement homophobes. La scène met en évidence les violences ordinaires liées aux discriminations et l’impuissance ressentie face à un abus d’autorité.

Texte 2 :

Dans un bureau d’orientation, Malaury, élève en fin de collège, exprime son souhait de s’orienter vers un CAP métiers de la mode. Son choix est accueilli avec perplexité par sa mère et fait l’objet de remarques biaisées de la part de la conseillère, qui met en doute la pertinence de ce projet au regard du genre de l’élève. Malgré l’enthousiasme de Malaury, l’orientation est détournée vers des filières jugées plus « appropriées » pour un garçon, comme l’ébénisterie ou l’outillage. La scène illustre les stéréotypes de genre encore présents dans le milieu scolaire et les pressions familiales et sociales qui freinent l’expression de soi et la liberté de choix professionnelle.

Texte 3 :

Dans une boutique de prêt-à-porter haut de gamme, Gaïa, lycéenne en Bac Pro vente, vient proposer sa candidature pour un stage. Le gérant, d’abord bienveillant, se montre prêt à l’accueillir, impressionné par sa motivation. Mais la situation bascule après l’intervention de son épouse, qui rejette la demande de Gaïa en raison de son adresse, située dans un quartier à la réputation jugée négative. Malgré les tentatives de justification de Gaïa et l’hésitation du commerçant, la décision est prise de manière unilatérale. La scène met en lumière un cas de discrimination sociale et territoriale, soulignant comment les préjugés peuvent entraver l’accès à des opportunités professionnelles.

découvrir

Harcèlement

Nous abordons les questions du harcèlement, de sa mise en place aux conséquences les plus tragiques, du point du vue du harcelé mais aussi du harceleur. Qui ? Quand ? Pourquoi ? Sous quelles formes cela existe ? A qui en parler ? Comment se défendre ? Autant de questions qui seront traitées au cours de cette séance. Nous évoquerons également comment l’entourage d’une victime peut agir, des parents aux amis et bien évidemment l’encadrement scolaire.

Scène 1 :

La première scène nous montre le harcèlement et ses différentes formes. Nous suivons Anna, collégienne, à différents moments de son année scolaire. La récurrence des faits et l’augmentation de la violence subie au fil du temps expose au public la gravité de ce qu’elle vit.

Scène 2 :

Dans la deuxième scène, nous découvrons trois copains de la classe d’Anna. Ils sont au CDI pour un devoir commun et attendent Anna. Son retard les amène à évoquer sa situation et à se demander ce qu’ils pourraient faire pour l’aider. Se battre, prévenir les parents ou la police, interpeller la direction de l’établissement… Apparemment aucune de ces solutions n’est la bonne…

Scène 3 :

La dernière scène se focalise sur le cyber-harcèlement. Nous retrouvons Anna chez elle avec ses parents. Son téléphone portable multiplie les notifications suite à une vidéo postée sur un réseau social. Anna se renferme de plus en plus et ses parents ne se rendent compte de rien car elle n’ose pas leur en parler.

Trois scènes très brèves et très denses qui permettent d’entrer de plain-pied dans les thématiques retenues et qui ouvrent le débat avant les reprises, sur scène, où chacun peut modifier le cours des choses en réinterprétant les situations initiales. Pas de jugement. Juste un regard attentif, bienveillant mais sans concession, sur une problématique dans laquelle adolescents et adultes essaient de naviguer au mieux et, bien souvent, à vue. Une occasion de se poser ensemble quelques questions d’importance.

découvrir

1 ado c koi

L’adolescence est un moment charnière, intense, souvent déroutant. Entre recherche de soi, prises de risques, révolte, pression scolaire, solitude ou besoin d’appartenance, les jeunes avancent à tâtons dans un monde qu’ils ne comprennent pas toujours… et qui ne les comprend pas toujours non plus.

À travers trois scènes contrastées — conflits familiaux, conduites à risque et différentes formes d’addictions — cette séquence met en lumière les tensions vécues par les adolescents, mais aussi par les adultes qui les entourent. Elle donne à voir des jeunes qui s’affirment, s’effondrent parfois, mais cherchent avant tout un espace pour exister.

Ces scènes, ni moralisatrices ni caricaturales, ouvrent le dialogue sur une période de vie complexe, faite de contradictions, de vulnérabilité et d’impuissance.

Texte 1 :

Cette séquence en miroir explore les incompréhensions mutuelles entre adolescents et adultes. Dans la première scène, Iliana, 15 ans, affronte ses parents, qui l'accusent d’avoir caché des projets de sortie avec ses amis. Le ton monte, révélant une fracture générationnelle autour de la confiance, de l'autonomie et des libertés adolescentes. Dans la seconde scène, Lyes et Océane critiquent à leur tour les adultes, qu’ils jugent égoïstes, sourds à leurs besoins et déconnectés de leur réalité. Mais un événement brutal — une tentative de suicide d’une amie — interrompt leurs reproches et provoque un retour à l’essentiel. Ensemble, ces deux scènes mettent en lumière les difficultés de communication entre générations, les attentes contradictoires, mais aussi la possibilité de solidarité face à l’urgence.

Texte 2 :

Trois adolescent·es de 16 ans se retrouvent dans une ambiance de fin de journée. Rafaël, exalté, raconte avoir pris des risques inconsidérés à scooter, convaincu de maîtriser le danger. Camille arrive ensuite, déjà alcoolisée, et glorifie sa consommation pour se sentir « libre » avant une soirée. Mathilde, plus en retrait, confie avec inquiétude une pression exercée par son petit ami autour de la contraception. La scène aborde frontalement les conduites à risque chez les adolescents : vitesse, alcool, relations sexuelles sous pression, en montrant des jeunes en quête de sensations, d’identité ou de reconnaissance, mais souvent livrés à eux-mêmes.

Texte 3 :

Dans un lycée, Mahé, en état de manque, cherche désespérément à se procurer de quoi se « calmer ». Il sollicite Gaïa pour de l’argent, puis s’effondre face à l’impossibilité d’accéder à sa dose. La scène révèle la spirale d’une addiction en pleine crise, avec violence verbale, isolement et détresse psychique. Thaïs, témoin de la scène, confie à son tour une forme d’addiction plus silencieuse : une pression scolaire extrême liée à des attentes parentales. En opposition apparente mais nourries d’un même mal-être, ces deux formes d’addictions posent la question du besoin de reconnaissance, de répit, et de soutien face à la souffrance adolescente.

découvrir